"Filles & Garçons naissent égaux, certains plus que d'autres"
Pour sa 12e édition, la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne a pour ambition de bousculer les clichés, de casser les stéréotypes et de faire évoluer les regards. De ceux qui veulent que les filles jouent à la poupée et aiment le rose, de ceux qui insinuent que les garçons sont bons en sciences et préfèrent le foot. Cette succession d’idées reçues pourrait prêter à sourire si elles ne se retrouvaient pas plus tard dans toutes les sphères de la société. Volontaires ou inconscients, ces préjugés influent sur le parcours scolaire des enfants, leur orientation et à l’âge adulte, sur la place qu’ils occupent – ou pas – dans les entreprises ou dans la vie politique. Car in fine, l’idée véhiculée est que les femmes et les hommes ne se valent pas. Pour nos sociétés modernes, l’enjeu est d’une éclatante actualité comme en témoigne le nombre de débats, études et textes de lois sur la parité.
Avec la complicité d’une cinquantaine d’auteurs et autour d’une soixantaine de manifestations – expositions, lectures, rencontres, spectacles et veillée pyjama - relayées dans les écoles, collèges, lycées et centres sociaux de Villeurbanne, la Fête du Livre mêle les genres et nous engage à jouer une autre partition pour favoriser l’égalité entre les filles et les garçons. Une égalité qui ne se décrète pas mais qui s’apprend et se construit. Et ce dès le plus jeune âge.
Jean-Paul Bret
Maire de Villeurbanne
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« Filles et Garçons » ! Ce qui pourrait, a priori, être le prétexte à une comédie romantique, un aimable divertissement, une pièce de théâtre enlevée et galante sera le fil conducteur de cette 12ème édition de la fête du livre jeunesse de Villeurbanne. Un thème, en apparence ludique, qui prendra pourtant toute sa dimension humaniste et universelle. Molière et bien d’autres l’avaient compris en leur temps, en cassant bien des clichés sexistes.
Même si l’époque des « écoles de filles » et « écoles de garçons » est révolue depuis longtemps, les idées reçues demeurent parfois vivaces et persistent encore à l’âge adulte. Au delà de la nécessaire promotion de l’égalité entre filles et garçons, la société révèle de nouveaux comportements face aux codes sociaux traditionnels : rapports différents entre hommes et femmes, banalisation de la famille recomposée, nouvelles formes de parentalité… Autant de sujets qui font débat et qui obligent à une plus grande tolérance, à une ouverture aux autres dans le respect de leurs choix et de leurs différences.
Loïc Chabrier
Adjoint à la Culture
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« L'égalité des filles et des garçons constitue pour l'Éducation nationale une obligation légale et une mission fondamentale. Réalisée dans les faits depuis que les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 1970, la mixité scolaire ne recouvre pas pour autant une situation d'égalité entre les filles et les garçons. Trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d'un vrai apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons.
C'est à l'école, et dès le plus jeune âge, que s'apprend l'égalité entre les sexes.
L'apprentissage de l'égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et d'autres modèles de comportement se construisent. Basée sur le respect de l'autre sexe, cette éducation à l'égalité, partie intégrante de l'éducation civique, implique notamment la prévention des comportements et violences sexistes » (source : Ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative)
« Le XXIème sera féminin ou ne sera pas ».
Nombre de femmes sont aujourd'hui dans l'attente d'une résorption de toutes ces inégalités de genre qui, ni de près ni de loin, ne sauraient trouver, en 2010, la plus infime justification. Dans la vie professionnelle comme dans la vie familiale, en entreprise comme en politique, il est anormal que les femmes soient indéfiniment moins nombreuses, moins haut placées, moins estimées, lorsque ce n'est pas laissées de côté.
Après « Résister » la Fête du Livre Jeunesse de Villeurbanne propose une réflexion sur les rapports filles & garçons en présentant les ouvrages se rapportant au thème et en invitant une soixantaine d’auteurs l’ayant traité.
Car si filles et garçons ne sont pas semblables, rien ne peut justifier qu’ils ne soient pas égaux.
Gérard Picot
Commissaire général de la Fête du livre Jeunesse de Villeurbanne
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